Sur les traces de l'ours polaire...

Les ours polaires sont menacés par la destruction de leur habitat. En hiver, ils utilisent la glace de mer comme plate-forme pour capturer les (...) Voir descriptif détaillé

Sur les traces de l'ours polaire...

Les ours polaires sont menacés par la destruction de leur habitat. En hiver, ils utilisent la glace de mer comme plate-forme pour capturer les (...) Voir descriptif détaillé

Attention ! article intéressant publié, mais ne cite pas ses sources et les propos engagent l’auteur au delà de l’ONG

I- Introduction :

Si l’ours polaire fait beaucoup parler de lui ces dernières années, il est aujourd’hui plus que jamais au cœur de l’actualité.

Mais que savons-nous vraiment de ce géant blanc de l’arctique ? Qui est-il ? Comment vit-il ?

Pourquoi est-il menacé et surtout, comment, à notre petite échelle pouvons-nous contribuer à la sauvegarde de cette espèce ?

Comment en sommes-nous arrivés à cette situation des plus inquiétantes, alors que le signal d’alarme est tiré depuis déjà bien longtemps ?

Dans cet article nous vous proposons de partir sur les traces de cet animal solitaire du grand désert blanc de l’Arctique, d’apprendre à le connaître, lui et son environnement.

II- Vous avez dis ours polaire ?

L’ ours polaire ou ours blanc ou (Ursus maritimus) est un grand mammifère carnivore originaire des régions arctiques.Il figure parmi les plus gros mammifères terrestres, le mâle peut être deux fois plus lourd que la femelle. Il habite les mers couvertes de glace dans l’hémisphère Nord, où les phoques abondent. En été, ils peuvent se déplacer de 100 km à l’intérieur des terres afin de se nourrir.

Il préfère ordinairement les territoires comprenant une combinaison adéquate de banquises, d’eau libre et de terre ferme ; la banquise lui sert de refuge et d’aire de chasse, tandis que l’eau lui permet d’atteindre sa proie favorite lorsque, souvent présents en grand nombre, les phoques remontent à la surface ; enfin, la terre ferme lui permet de s’abriter, et il peut y établir sa tanière et compléter son approvisionnement alimentaire quand les phoques manquent ou s’il éprouve le besoin de se nourrir de végétaux.

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C’est un mammifère maritime plutôt que marin, considéré comme indigène de la côte de l’océan Arctique. Il y a ordinairement des phoques annelés dans tout son habitat, mais il ne vit pas dans toutes les régions fréquentées par ceux ci.

L’ours blanc est présent dans toutes les régions côtières de l’Arctique circumpolaire. Bien qu’il fréquente rarement la zone de glace de plusieurs années de la banquise couvrant le centre du bassin polaire, on a déjà signalé sa présence très au nord, à 88º de latitude « N ». On l’observe parfois plus au sud, comme à TerreNeuve, dans le golfe du SaintLaurent, en Islande et dans le nord de la Scandinavie (Finnmark) les années oé des plaques de glace serrées et de bonne dimension sont charriées par des courants particulièrement forts.

Les trois régions de mise bas les plus importantes au monde pour l’ours blanc sont l’île Wrangel, en Russie, l’île du RoiCharles, au Svalbard, et la région de Churchill, au Manitoba, sur la côte ouest de la baie d’Hudson.

III- Le maitre des glaces :

L’ours polaire règne en maître au sommet de la pyramide alimentaire marine de l’Arctique. Cet animal, est réparti tout autour de l’Arctique en une vingtaine de populations relativement distinctes dont la taille varie entre quelques centaines et quelques milliers d’individus. Il existe près de 22.000 ours polaires dans la nature, dont 60% vivent au Canada. L’ours polaire passe la plupart de son existence sur la banquise. C’est là qu’il chasse ses proies principales, les phoques barbus et les phoques annelés. L’ours s’en prend également aux phoques du Groenland, ainsi qu’aux jeunes morses, aux bélougas, aux narvals, aux poissons, aux oiseaux marins et à leurs œufs.

Pendant l’été, la banquise fond sur une partie ou sur l’ensemble du domaine vital de plusieurs populations d’ours polaires. Ceux-ci sont alors obligés de gagner la terre ferme, où ils passent plusieurs mois en attendant que les glaces se reforment. Autrement, l’ours polaire ne gagne la terre ferme que pour passer d’une zone de nourrissage vers une autre, pour chercher un partenaire,pour se reposer ou pour mettre bas. A la fin de l’automne, les femelles gravides creusent une tanière dans d’épaisses congères situées sur la terre ferme ; les autres ours polaires restent actifs durant tout l’hiver. Les jeunes, généralement au nombre de deux, naissent dans la tanière en novembre-décembre. Ils pèsent environ 600 grammes à la naissance et ont la taille d’un cochon d’Inde. Ils sont allaités par leur mère jusqu’à ce qu’ils soient devenus suffisamment grands pour s’aventurer hors de la tanière, d’ordinaire en mars ou en avril.

Disposer de suffisamment de proies durant cette période est capital pour les ours, surtout pour les femelles gravides. Quand les ours ne trouvent pas suffisamment de nourriture, par exemple lorsqu’ils sont bloqués sur la terre ferme suite à la fonte des glaces, ils sont obligés de jeûner pendant de longues périodes. Le jeûne peut durer trois à quatre mois, voire même jusqu’à huit mois pour les femelles gravides dans certaines populations. Ce jeûne prolongé épuise les ours, dont le poids corporel peut diminuer considérablement. L’ours polaire trouve l’essentiel de sa nourriture sur la banquise entre la fin avril et la mi-juillet. De par sa position au sommet de la pyramide alimentaire marine de l’Arctique, l’ours polaire permet mieux que n’importe quelle autre espèce de mesurer les effets des perturbations provoquées par l’homme sur l’écosystème, et notamment les effets du changement climatique.

IV- Les menaces qui entourent les ours actuellement :

La menace la plus imminente pour l’ours polaire est le réchauffement climatique, qui a des répercussions sur l’habitat de l’ours blanc. Il réduit en effet la couverture de glace de l’Arctique, il amenuise la banquise du bassin polaire central et il change le moment de la prise de la glace et de la débâcle dans les régions les plus au sud, comme la baie d’Hudson. Mais d’autres menaces pèsent sur lui. L’empiétement de l’homme sur son habitat, la chasse illégale et la présence de contaminants chimiques dans ses proies, ne font que détériorer sa condition.

Depuis 300 ans, des millions d’ours ont été massacrés à travers le monde. Les pêcheurs de baleines tuèrent les ours polaires dès le 19e siècle, soit pour leur chair ou leur peau, soit pour se divertir. La population des ours polaires chuta dangereusement.

Heureusement, depuis 1976, l’ours blanc est un animal protégé par une convention de sauvegarde internationale. Les Inuits ont le droit de le chasser mais selon des règles et des quotas très stricts.

Malheureusement, depuis 10 ans, le réchauffement climatique met en danger les populations. La banquise se forme avec du retard. Les ours doivent écourter la période de chasse et ne parviennent plus à stocker assez de graisse jusqu’à l’hiver suivant. Si les femelles n’emmagasinent pas suffisamment de graisse pour l’hiver, elles ne pourront mettre bas. Ce réchauffement pourrait donc rapidement mener à l’extinction de l’espèce, du moins en liberté. On estime le nombre d’ours blancs dans le monde à environ 20 000 individus.

L’ours polaire est en effet menacé par le réchauffement du climat de la Terre. Nous produisons de plus en plus de gaz qui réchauffent l’atmosphère terrestre (gaz provenant notamment de la combustion du mazout pour le chauffage de nos maisons, ou de l’échappement de nos voitures) : le climat se modifie donc, ce qui a notamment pour effet de faire fondre les glaces des pôles.

La pollution joue également des mauvais tours aux ours polaires. Les matières toxiques que nous répandons dans la mer sont consommées par les petits organismes marins : ceux-ci sont à leur tour consommés par les poissons, qui sont eux attrapés par les phoques, ces derniers étant la proie des ours. C’est ainsi que les ours emmagasinent les poisons qui se sont accumulés dans l’organisme des différents animaux qui composent.

Cette vidéo « Ours blanc », est un extrait de documentaire qui explique bien la menace qui plane sur l’ours blanc : le réchauffement climatique et la fonte des glaces. Elle illustre bien en quoi l’activité humaine, la pollution et l’effet de serre sont une véritable catastrophe pour cet animal qui en paye déjà le prix.

La conservation de l’ours blanc nécessite une collaboration internationale, car plusieurs populations sont réparties entre différents pays, et des problèmes, tels que les contaminants et les changements climatiques, touchent l’ensemble de l’Arctique.

Les organisations mondiales de protection des ours polaires travaillent depuis de nombreuses années à trouver des solutions. elles conseillent les gouvernements en proposant, par exemple, des alternatives pour réduire la pollution produite par les voitures. Elles aident aussi les industries qui veulent faire changer les choses. Elles publient des études pour expliquer le problème du changement climatique au grand public, et faire pression sur les pays développés pour qu’ils diminuent leurs émissions de CO2 car ce sont ces pays qui en produisent le plus.

Même si nous ne pouvons plus stopper le réchauffement de la planète, (car l’homme a déjà envoyé trop de pollution dans l’atmosphère) mais il est encore possible de ralentir le processus afin de donner le temps à la nature de s’adapter.

V- Comment sauver l’ours polaire ?

Les ours polaires doivent faire face aux dangers communs à tous les grands prédateurs : l’envahissement de leur habitat par les hommes, la chasse illégale et les contaminants contenus dans leurs proies. Les ours polaires disparaitrons dans moins de 25 ans en raison du réchauffement climatique qui réduit considérablement la couche de glace dont ils dépendent pour se nourrir et se reproduire.

Si la température du globe augmente, la glace va fondre et logiquement, l’ours polaire va disparaître car il n’aura plus son habitat naturel. Concrètement, il faut tous se sentir concernés et donc agir !

Concernant le Pôle nord, il faut agir contre le changement climatique, donc, contre la pollution de l’air. Nous devons ainsi réduire notre gaspillage quotidien et notre surconsommation de produits et d’énergie.

Cette espèce va mourir, autant faire quelques gestes pour les garder parmi notre monde !

En travaillant activement sur la protection de l’ours polaire, nous contribuerons à la conservation de nombreuses autres espèces animales et végétales, dont la nôtre. Mais il n’existe pas de solution-miracle : il faut diminuer notre « empreinte écologique », notre pression sur notre environnement.

Ces actions sont très variées, allant de la limitation de nos déplacements nécessitant du carburant à l’utilisation de papier recyclé, de l’achat de fruits et légumes locaux, de saison et utilisant peu de pesticides au boycott des produits issus de la déforestation (contenant de l’huile de palme…), du développement des énergies renouvelables à l’abandon du fioul domestique comme moyen de chauffage.

Aussi, sensibiliser l’humanité sur les risques qui guettent cette espèce fantastique peut contribuer a la protection des ours polaires, en faisant découvrir le cycle de vie d’un ours polaire, et les convaincre que le nous avons besoin de ce monde pour vivre, et que le monde a besoin de toutes ses espèces pour survivre.

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