Sur les traces de l'Ours : Une rencontre hors du commun !

Tandis que les biologistes en herbe se remuent à boucler leurs valises ... que peuvent bien faire nos futurs destriers à l'approche de l'été ? Voir descriptif détaillé

Sur les traces de l'Ours : Une rencontre hors du commun !

Tandis que les biologistes en herbe se remuent à boucler leurs valises ... que peuvent bien faire nos futurs destriers à l'approche de l'été ? Voir descriptif détaillé

Le départ est proche ! Chacun chez soi, chacun s’affaire ! Ai-je pris assez de crème solaire ? Quel temps fait-il dans les montagnes pyrénéennes ? Ai-je besoin d’anti-moustique ? ... Autant de questions qui taraudent chacun d’entre nous !

En pleins préparatifs et à l’approche de l’arrivée des premiers chercheurs de l’équipe d’Objectif Sciences International, vous savez ce qu’on fait, nous, les chevaux ? Et bien comme vous, on s’entraîne, entre deux bouchées d’herbe, et on se prépare à vous accueillir. Depuis Bagnères-de-Luchon – 630 m d’altitude – jusqu’aux estives – 1740 m d’altitude, nous rendons visite à quelques congénères et aux moutons et vaches qui constituent le cheptel pyrénéen. On emprunte alors de petits sentiers, plus ou moins escarpés, cela permet de préparer nos sabots aux prochaines randonnées. Entre forêts de chênes et grands pâturages, nous nous promenons toute la journée, surveillés par les vautours fauves, les gypaètes barbus et les aigles royaux, nous ne craignons rien.

Et voilà, qu’au détour d’un chemin ... j’entends un bruit ! Qu’est-ce donc ? Une Rana pyrenaica ? Non, le son était trop fort ! Un Galemys pyrenaicus ? Non, il n’y a pas de cours d’eau à proximité ! Peut-être un grand tétras ? Et là ! Que vois-je ? Rien de tout ça ! C’est plutôt un Ursus arctos, autrement dit un Ours brun !

Je me souviens alors d’Etienne les-bons-tuyaux, spécialiste de l’Ours depuis la nuit des temps. Il m’avait dit, lorsque j’étais encore un tout jeune poulain, de ne surtout pas s’approcher ! Je décide donc de m’éloigner tout doucement. Je garde un œil sur lui, tout en reculant, mais « CRAC ! » … mon sabot se pose sur une branche morte. Soudain ! L’ours tend l’oreille et se dresse sur ses pattes arrières. Heureusement je sais que cela ne signifie pas qu’il va m’attaquer mais plutôt qu’il est curieux et inquiet de savoir d’où provient ce bruit …il hume alors l’air afin d’identifier mon odeur. Il me voit enfin. Tétanisé par la peur, je ne risque pas de courir. Alors qu’il s’avance vers moi je m’aperçois qu’il boite. Rassuré, sachant que je peux courir bien plus vite que lui, je me détends. Il doit sentir que je ne lui veux pas de mal, car il s’assoit afin de me montrer l’une de ses pattes. Prenant mon courage à deux sabots, je m’approche, malgré les recommandations d’Etienne. C’est alors que je comprends qu’il a une épine dans la paume de la patte. Afin de l’aider, je lui retire avec les dents, d’un coup sec. Il me remercie et m’explique qu’il n’est pas UN ours, mais UNE ourse ! Elle me raconte sa journée à manger des baies avec ses deux oursons de l’année. Pas de chance pour elle, c’était à côté d’un troupeau de moutons ! Flairant son odeur un patou s’est mis à aboyer sur eux trois. Les petits effrayés se sont sauvés droit devant eux, pendant qu’elle restait à s’agiter dans les ronces pour attirer l’attention du défenseur des brebis. C’est ainsi qu’elle s’est blessée. Maintenant que je l’ai aidée elle va de ce pas pouvoir les retrouver.

J’étais là … abasourdi par cette rencontre hors du commun. Pourquoi ce patou leur a aboyé après, alors qu’à moi il ne me dit rien ? Je ne savais pas que l’ours mangeait des baies … n’est-il pas carnivore pourtant ? Vais-je revoir cette ourse durant l’été, afin d’élucider ces questions et bien d’autres encore ?

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