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La réserve naturelle de Sarychat-Ertash en Kirghizie

Nous travaillons depuis 2007 dans cette réserve d'Etat. Voir descriptif détaillé

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Introduction

Les réserves naturelles kirghizes sont des régions quasiment exemptes de toute activité économique, dont le rôle essentiel est de protéger et étudier le milieu considéré et de sensibiliser et d’éduquer la population aux soucis écologiques présents au sein de ces territoires.

Le Projet

JPEGLa réserve de Sarychat-Ertash au Kirghizstan a été créée en 1995 pour protéger les écosystèmes de haute altitude du massif du Tien-Shan, dans la partie la plus septentrionale de la chaîne himalayenne.
Sa mise en place pourrait être liée à la création de la concession de la mine d’or de Kumtor, située au Nord-Ouest de la réserve (http://osi-panthera.org/Mine-d-or-d...).

Située au sud-est du lac Issyk-Kul dans la chaine montagneuse d’Ak-Shiyrak (village le plus proche), la réserve se trouve dans la « réserve de biosphère d’Issyk-Kul » [1] et constitue un de ces deux « cœurs ».

Il s’agit d’une réserve d’État, nécessitant une autorisation d’entrée délivrée par le directeur de la réserve, et ceci à un nombre restreint de personnes comprenant en priorité les scientifiques. Il faut également être accompagné d’au moins un garde et avoir une autorisation militaire (ou permis), délivrée par les autorités kirghizes sur demande plusieurs plusieurs semaines à l’avance car on se trouve à proximité de la frontière chinoise.
 
 

La réserve, dont les crêtes du massif du Tian Shan se dressent à plus de 5000 m d’altitude, comprend de nombreuses espèces menacées, classées dans différentes catégories par l’IUCN [2] selon leur degré d’extinction dans le monde.
EX : Éteinte
EW : Éteinte dans la nature
CR : En danger critique d’extinction
EN : En danger
VU : Vulnérable
NT : Quasi-menacée
LC : Préoccupation mineure
DD : Données insuffisantes
NE : Non évalué

La panthère des neiges, Panthera uncia, est une des espèces les plus menacées de la réserve puisqu’elle « bénéficiait » du statut « en danger » (EN) sur la liste rouge de l’IUCN jusqu’en 2009 et à présent du statut « vulnérable » (VU).
D’autres sont « quasi-menacées » (NT) tels que le mouflon, Ovis ammon, et le chat de Pallas Otocolobus manul.
Et enfin, certaines sont dites « de préoccupation mineure » (LC) telles que la fouine Martes foina, la marmotte Marmota baibacina, le bouquetin Capra ibex sibirica, le lynx du Turkestan Lynx lynx isabellinus, l’ours Ursus arctos et le loup gris Canis lupus.
Alors que les mammifères, les papillons et la flore alpine commencent à être relativement bien étudiés, la diversité des invertébrés, des chauves-souris, et des rongeurs est très peu connue.

De plus, de très grosses pressions pèsent sur ce territoire encore préservé… une mine d’or se trouve accolée à la réserve (au Nord-Ouest), ce qui implique des prospection régulière de la compagnie, le braconnage des ongulés sauvages et des marmottes persiste, 5 entreprise de « chasse sportive » pour touristes fortunés siègent sur les Hauts Plateaux, tout autour des limites de la réserve, et qui plus est, celle-ci se trouve en plein milieu d’un axe sur lequel une entreprise chinoise voudrait construire une route ou autoroute !

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Les gardes chasse de la réserve, souvent des villageois des Hauts Plateaux (village de Uch Kochkon), ont donc besoin de maintenir une forte présence pour gérer et contrôler ce problème, mais il leur manque les ressources nécessaires.
Ils accompagnent chaque personne ayant obtenu l’autorisation d’accéder à la réserve. Ils ne sont pas armés mais surveillent les actions des nouveaux venus et les conseillent. Malgré qu’ils n’aient pas reçu de formation universitaire, le temps passé à observer la faune leur a apporté de nombreuses connaissances sur les espèces, leur biologie, leur comportement, etc.

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Sous l’URSS, la réserve était une zone d’estive pour plusieurs milliers de têtes de bétail (principalement brebis, chevaux et yaks).
Certaines habitations de ces bergers ont été conservées et permettent aujourd’hui aux gardes et à nos équipes de s’abriter (camps de Koyendou, Eshegart, Koilou, Bordou et Atcha).

Depuis 2007, OSI-Panthera organise des expéditions en sciences participatives dans la réserve de Sarychat-Ertash.
Ceci permet un suivi de la faune sauvage et avec le temps une certaine complicité, voir amitié s’est tissée avec l’équipe de la réserve et les gardes chasses.
 

Vous aurez ici un aperçu de la partie sud de la réserve, le long de la rivière Ertash.

Ci-dessous la carte dynamique OSI-Panthera de la réserve de Sarycha-Ertash

Notes:

[1La réserve de biosphère d’Issyk Kul est l’une des 338 réserves de ce type dans le monde, reconnue par le programme « Man and the bioshpere » de l’UNESCO. Elle couvre 43 100 km2, soit 22% de la superficie de la république Kirghize.

[2Union International pour la Conservation de la Nature

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