La bergeronnette des ruisseaux

Lors des missions que vous effectuerez au Kirghizistan, vous pourrez être amenés à longer la rivière Naryn. Et ainsi y rencontrer ce magnifique (...) Voir descriptif détaillé

La bergeronnette des ruisseaux

Lors des missions que vous effectuerez au Kirghizistan, vous pourrez être amenés à longer la rivière Naryn. Et ainsi y rencontrer ce magnifique (...) Voir descriptif détaillé

« Oh regarde là-haut, un rapace ! » Au Kirghizistan, il n’est pas rare d’apercevoir des aigles, milans, et autres vautours planer au-dessus de nos têtes avec majesté. Mais ces emblématiques oiseaux ne sont pas les seuls à habiter les cieux de cette région. L’un des oiseaux les plus reconnaissables que l’on peut y croiser est la bergeronnette des ruisseaux, appartenant à la grande famille des passériformes, dont le rouge-gorge et la mésange font partie, il fait partie des quatre bergeronnettes présentes au Kirghizistan.

La bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea), où vit-elle sur le globe ?
Cet oiseau élégant, n’est pas endémique de ces régions, au contraire on peut le trouver sur l’ensemble du continent eurasiatique, au Nord de l’Afrique et de l’Amérique, et plus rarement jusqu’au Sud de l’Afrique ainsi que jusqu’en Australie.

Les signes distinctifs
Couverte d’un jaune vif de la poitrine aux plumes de couvertures sous-caudales pour le mâle, il est possible de le confondre avec une autre des bergeronnettes qu’est la bergeronnette printanière. Des éléments distinctifs permettent tout de même de le distinguer : une bavette noire peu apparente présente uniquement lors de la période de la reproduction, mais surtout un dos gris (contrairement au dos oliveâtre de la bergeronnette printanière) et une queue nettement plus longue.
La femelle, quant à elle, est surtout blanche sur la poitrine, mais avec un peu de jaune.
La gorge de cet oiseau est blanchâtre quelle que soit la période, et les pattes sont rosées, ce sont les seules bergeronnettes dont les pattes ne sont pas noires. Enfin, lorsque les bergeronnettes sont posées, elles sont connue pour avoir de nettes barres alaires blanches, ce qui n’est pas le cas chez la bergeronnette des ruisseaux qui ne possède qu’une ou deux bandes blanches le long des plumes tertiaires.
A noter, les femelles comme les juvéniles n’ont pas de tâche noire sur le cou.

Un joli brin de voix
Le chant de la bergeronnette des ruisseaux ressemble à celui de la bergeronnette grise : c’est un chant que l’on appelle trille mordant sur la base de ’tze’ ou de ’tzetze’ aigus et explosifs (aussi décrits comme un cri sec « tsip » et un chant « tsisiri » de 3 ou 4 notes).

Où la trouver ?
Cette bergeronnette, comme son nom l’indique, vit près des cours d’eau, de préférence à proximité de zones habitées ou de ponts. Elle niche le long de ruisseaux et des rivières de collines et de montagnes où elle construit son nid dans une anfractuosité ou une saillie de pont près du courant. Elle peut vivre en milieu boisé ou ouvert. Lorsque la saison de nidification prend fin, elle redescend jusqu’aux côtes et estuaires, on peut alors la croiser sur l’ensemble des types de milieux aquatiques.

Les traits de caractère de la bergeronnette des ruisseaux
Ces oiseaux migrent généralement de Septembre à Octobre, mais certains sont sédentaires en Europe Méridionale par exemple, d’autres populations hivernent même, en Europe Centrale. Ces dernières gardent les habitudes de l’espèce en hivernant le plus régulièrement à côté de cours d’eau qui ne sont pas encore pris par les glaces. Les lieux d’hivernages des populations migratrices se situent plus au Sud sur les bords de la Méditerranée, au Maghreb ou encore plus largement en Afrique du Nord en ce qui concerne les populations d’Europe.

Son vol caractéristique est qualifié d’onduleux.

Qu’y a t’il au menu ?
Cette espèce qu’est la bergeronnette des ruisseaux s’alimente principalement avec des insectes aquatiques, tant des imago que de leurs larves, mais aussi de nombreux animaux aquatiques faisant partie des poissons ou des batraciens. C’est sur les rochers ou les gravillons des rives qu’elle capture ses proies sur terre ou au bord de l’eau.

Home sweet home
Cet oiseau revient majoritairement sur ses lieux de reproduction au mois d’Avril même si elle peut également faire son retour dès le mois de Mars. Son nid est constitué de brins d’herbes, de petites racines, de mousse, de débris foliaires, qu’il va garnir d’un tissage fin de fibres végétales, de poils et de crin à l’intérieur. La femelle pondra 4 à 6 œufs, qu’elle couvera pendant 12 à 14 jours en compagnie du mâle. L’alimentation des petits au nid est aussi l’affaire du mâle qui aidera la femelle durant les 12 ou 13 jours qui suivront la couvaison. Le couple aura, dans la plupart des cas, une deuxième nichée qui interviendra entre Juin et Juillet.

Maintenant que vous la connaissez davantage, vous saurez que vous êtes susceptibles de la croiser ailleurs qu’au Kirghizistan et que vous pourrez également l’apercevoir dans des contrées qui vous sont plus familières. Alors ouvrez l’œil et faites attention où vous mettez les pieds lorsque vous longez un cours d’eau car celui-ci abrite peut-être un nid de bergeronnette des ruisseaux entre les racines qui le bordent.

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